Nous continuons notre série de « gestes du mois » brillamment illustrés par Chloé Sutter aux côtés de Capucine qui découvre et qui se passionne pour le jardin potager !
Pour revoir le premier geste du mois c’est par ici :
Cultiver son potager en permaculture donne des résultats ahurissants surtout si on est bien coaché ! Mais même seuls, si vous prenez la forêt comme source d’inspiration, vous pouvez créer un potager luxuriant et le transformer en véritable terrain de jeux !

Penser en 3D son potager
Capucine n’est pas de celles-là, mais de nombreuses personnes voient leur potager en 2D. Je m’explique : des rangs de salades, des rangs d’oignons, de tomates… Que de rangs et que de place perdue au sol. Vous pensez que la forêt se contente d’avoir seulement des arbres (pas d’arbustes, de ronces, d’herbes, de lierre… ?!) ?
Si vous aviez écouté Capucine, vous auriez pu faire des rangs de tomates, avec des salades au pied, des haricots qui s’en seraient servis de tuteurs et des carottes entre les rangs ! L’important c’est de toujours essayer d’exploiter au maximum les verticales pour optimiser la place au potager. L’exemple d’une superbe optimisation au potager c’est la milpa et c’est ce qu’il se passe dans les gestes du mois de mai où Capucine associe brillamment les courges, le maïs et les haricots!
Un jardin potager étagé
Lorsqu’on pense en 3D, on imagine tout de suite la plante verticale, celle qui va servir de tuteur à une autre plante. C’est seulement juste après que l’on pense aux plantes qui pourront aller au pied de cette verticale pour la prendre comme appui ou pour lui protéger sa base.
Dans la nature il y a en général trois strates, la strate arborée (les arbres), la strate arbustive (les arbustes) et la strate herbacée (l’herbe, les plantes basses, les couvre-sols, etc.). C’est ainsi que le jardin potager de Capucine et de Satya a été conçu : une vraie forêt vierge abondante dans laquelle il faut se frayer un chemin semé d’embûches !

Transposer ce modèle naturel dans notre potager va avoir de nombreux avantages :
- Exploiter au maximum le soleil. Alors non, on ne le réduit pas en esclavage. On est seulement en train de permettre à nos plantes potagères de toutes bénéficier de la lumière du soleil tout en gagnant de la place. Si vous aviez fait une strate – une rangée d’oignons par exemple – l’énergie solaire aurait certes été captée par les feuilles de l’oignon pour le faire grandir et pour vous garantir une belle récolte mais elle aurait aussi et surtout été massivement perdue parce qu’à côté de l’oignon, vous n’aurez rien planté.
- Produire davantage sur un minimum d’espace. Chaque strate a sa dose de soleil pour faire sa photosynthèse sans se gêner mutuellement.
- Protéger le sol. Une partie infime des rayons solaires arrivent au sol permettant ainsi à sa microfaune de ne pas être dérangée et d’avoir une température stable.
Un micro climat dans votre potager
Tout cela, Capucine l’a bien compris. Penser de cette manière va vous permettre de concevoir votre jardin potager comme s’il s’agissait d’une forêt avec tous les avantages que cela comporte.
- Protéger le sol avec les racines des plantes installées.
- Surplanter pour protéger des limaces.
- Créer une masse végétale avec des grandes plantes qui vont avoir un effet brise-vent et protéger des vents dominants.
- Un arrosage restreint surtout en été où le feuillage garde l’humidité ambiante.
- Entretenir en récoltant et en coupant régulièrement. Ainsi vous allez stresser les plantes qui vont produire davantage, les déchets de taille seront laissés au sol pour le nourrir… Un vrai microclimat qui bénéficie à tous nos légumes qui préfèrent, pour la plupart, cet atmosphère cocooning… pour leur permettre de moins souffrir de la chaleur et de produire davantage !
Tous ces avantages pour enfin accéder au Saint Graal avec Capucine et ses merveilleuses tomates !

Parés à prendre votre machette et votre talki pour récolter une merveilleuse tomate dans un potager-forêt-vierge ? Promis vous n’attendrez pas 4 heures comme Satya pour manger, Capucine en fait toujours un peu trop !

Que faire d’autres en juillet ?
Parce que bien sûr on récolte comme Capucine et Satya, mais on fait bien plus !
Semez :

- Des haricots pour en récolter jusqu’au mois de septembre (ci-contre un bébé en formation, c’est émouvant !) ;
- Des salades pour continuer à en manger pendant toute la saison (semis à renouveler tous les 15 jours si vous êtes de gros mangeurs de salade) ;
- Des choux pour une récolte d’hiver voire de printemps prochain (romanesco, brocolis, rave, pet saï, pack-choï, de Milan) ;
- De la mâche ;
- Des betteraves ;
- Des carottes pour une récolte printanière ;
- Des navets.
Mais juillet c’est aussi le moment de récolter :

- ses tomates ;
- ses multiples courgettes (à l’heure où je vous parle, c’est ironique pour ma part mais ce n’est pas le cas de tout le monde comme on peut le voir ci-contre !) ;
- ses concombres ;
- ses aubergines ;
- ses merveilleuses framboises ;
- ses fraises ;
- ses poivrons.
Et bien d’autres choses encore si vous êtes plus malins que la moyenne !
Cet article a été réalisé en collaboration avec Chloé Sutter, si vous voulez aller voir ses productions sur Instagram, c’est ici : https://www.instagram.com/sutter_chloe/ !
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