Les cactus

Pour continuer sur la lancée des plantes les plus répandues dans nos foyers, et pour être raccord avec mon article précédent Les objectifs du mois de janvier dans lequel je vous parlais d’un site sur les plantes grasses (aussi appelées plantes succulentes), j’ai décidé de vous parler de la famille des cactus (ou cactacées si on veut être un peu plus scientifiques).

Le rapport entre ces deux familles de plantes ? Au même titre que les plantes grasses, les cactus sont des plantes xérophytes. C’est-à-dire qu’elles stockent dans leurs tissus des réserves de « suc » pour faire face aux périodes de sécheresse. On ne doit pas confondre ces deux familles !

J’ai mis en avant un de leur point commun qui est la raison pour laquelle on les retrouve fréquemment dans nos foyers : un petit, voire même un gros oubli d’arrosage ne leur fera guère frissonner l’épine pour l’un ou leurs feuilles charnues pour l’autre. Alors, on offre à tour de bras des machins qui piquent ou des trucs qui ressemblent à des petits choux. Vous l’aurez compris je ne suis pas particulièrement une adepte des cactus (les plantes grasses, c’est un peu différent) : j’aime beaucoup caresser les feuilles des plantes (chacun sa marotte) et là, franchement, c’est la plante qui procure zéro plaisir au toucher. Quand vient le moment de la rempoter, je ne vous dis pas, armez-vous de bons gants et d’une pince à épiler de compet’.

Certes. Mais au-delà de ces considérations sensuelles, le cactus s’avère utile à la maison parce qu’il absorbe une partie de nos ondes (wifi, micro-onde…) c’est la seule des raisons pour laquelle j’en ai un chez moi.

Pourquoi des épines ?

Au lieu de grogner après cette particularité inconvenante du règne végétal on peut se demander pourquoi les cactus ont préféré se débarrasser de leurs feuilles ? Originaires du Mexique pour la plupart, la réponse tient à leur environnement qui est chaud et sec : la présence de feuilles leur ferait perdre beaucoup trop d’eau. En effet, les feuilles (qui accomplissent la photosynthèse) transpirent énormément et perdent de l’eau sous la forme d’évaporation. Comme c’est une denrée rare, adios les feuilles, bonjour les épines (qui les protègent aussi des agresseurs potentiels).

Dépourvus de feuilles, comment accomplissent-ils la photosynthèse ?

C’est simple, ce sont leurs tiges qui se chargent de la photosynthèse.

Autres particularités ?

Ils fleurissent ! Eh oui ! Ce sont souvent des fleurs assez quelconques mais il m’est arrivé d’en voir de très grosses par rapport au sujet qui la porte, très belles et aussi très éphémères (avec le cactus, tout est frustrant !).

Mais alors dites-moi pourquoi les jardineries s’évertuent à coller de grosses fleurs (en papier ? on ne sait pas…) sur les cactus en vente ? Pourquoi cette aberration ? C’est moche, ça déteint au soleil (« Oh, une fleur fadasse sur un cactus dégueulasse, comme c’est ravissant ! ») et quand on l’enlève, le gros point de colle lui, est permanent et, à moins d’amputer le cactus, on ne peut s’en débarrasser. Il faudra donc m’expliquer la raison de ces grosses fleurs artificielles qui pourraient se trouver dans un vase chez Mamie (bon j’exagère un petit peu). Pensent-ils que les cactus ne fleurissent pas ?

En parlant d’originalité excentrique, voilà un cactus qui a, lui, des feuilles (et aussi des épines ! comme c’est original…). Il s’agit du Pereskia. Il a une trop grande croissance pour être cultivé à l’intérieur mais en plante d’extérieur pourquoi pas. De plus il a une floraison ravissante. Tentés ?

pereskia

Concrètement, comment s’en occupe-t-on ?

  • Exposition : une fois la bête offerte, vous n’avez plus grand-chose à faire à part la mettre près d’une source lumineuse (fenêtres par exemple) et regarder ses aiguillons jouer avec la lumière du soleil. À noter : les espèces de cactus (restons polis !) qui ont une moins grande densité d’épines supportent moins bien le soleil et peuvent être brûlés, mettez-les donc plus à l’abri.
  • Enlevez la poussière à l’aide d’un pinceau.
  • On n’oublie pas l’arrosage :
    • Au printemps et à l’automne : une fois par mois, s’assurer que le substrat sèche entre les deux arrosages ;
    • En été : une fois par semaine (pour favoriser la croissance de la plante) ;
    • En hiver : régime sec, dans une pièce froide pas une seule goutte d’eau, dans nos appartements chauffés arrosez une fois par mois.

À chaque arrosage accompagnez-vous de votre amie parcimonie, inutile d’inonder les cactées, elles ne vont pas apprécier !

  • Pour les faire fleurir en intérieur, où la température est constante, il leur faut un choc thermique. Je m’explique : mettez votre cactus dehors à l’abri de l’humidité en mars pendant une à deux semaines puis rentrez-le. Cela suffit généralement à provoquer un stress chez la plante qui se dira « Oh mon dieu, je dois me reproduire, quelque chose me dit que je ne ferais pas long feu ! » et fleurira. Ou en hiver, installez-les dans l’endroit le plus frais chez vous.
  • Rempotez tous les deux ans environ, après la période de repos, c’est-à-dire au printemps. Le rempotage aura ainsi pour effet de stimuler le démarrage de la végétation épineuse.

Jamais malades ?

Les cactus, comme toutes les plantes peuvent contracter des maladies surtout s’ils sont cultivés en intérieur et que la pièce est rarement aérée.

Les pourritures dues à un excès d’eau

Symptômes : plante molle ; ramollissement ; pourritures (de toutes les couleurs : brun, gris et j’en passe). Dans ce cas, il est trop tard, on ne peut sauver la plante.

Le dessèchement. Oui, les cactus aussi ont soif !

Symptômes : plantes flétries, fripées (comme Mamie ?). Dans ce cas, il est conseillé de faire tremper la plante dans l’eau, d’attendre qu’il n’y ait plus aucune bulle d’air qui remontent à la surface pour l’en sortir. Il repartira de plus belle.

Parasite mon amour : les cochenilles

Symptômes : difficiles à voir. Les cochenilles enrayent la croissance de la plante, mais un cactus ne grandit pas beaucoup. Penchez-vous et vous verrez peut-être du blanc sur votre cactus. Vous tenez les coupables : les cochenilles farineuses. Elles font quelques millimètres, sont blanches et sucent la sève de votre cactus.

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Un cactus mal en point : attaque de cochenilles et manque d’eau ont eu raison de lui

Dans ce cas, soit vous êtes bio, vous avez la patience d’enlever chaque bêbêtes avec un coton-tige imbibé d’alcool à 90° et vous ne trouvez pas ça répugnant. Soit ça vous dégoûte et vous traitez avec un insecticide systémique. Je suis contre les insecticides mais lorsqu’on ne s’est pas rendu compte assez rapidement de l’attaque, mieux vaut utiliser des produits chimiques pour sauver vos plantes.

À part ça, le cactus est plutôt robuste et s’il est bien dans son pot, il n’y a normalement aucun souci.

Le cactus, ça pique, son rempotage est épique !

Même si les cactus suivent un régime strict et pourraient presque tous se faire appeler Sénèque, il n’est pas exclu qu’un jour leur réserve de nutriments soit épuisée.

Alors on ne maltraite pas les plantes, on les rempote tous les deux ans.

  • Vous l’avez eu, ou acheté dans un contenant riquiqui (que vous trouvez mimi) : au printemps, rempotez-le dans un contenant un peu plus grand. On compte (enfin pas moi !) en général deux centimètres de diamètre en plus que le diamètre du corps du cactus.
  • Le jour J, le temps doit être sec et les cactus ne doivent pas avoir été arrosés depuis au moins une semaine.
  • Ôtez délicatement le contenant, décollez la motte. Pour ne pas blesser le cactus (enfin surtout pour nous), l’envelopper avec du papier journal et surtout procédez avec DÉLICATESSE. Armez-vous de gants bien épais, ne jurez pas, vous soignerez vos mains-hérissons quand vous aurez terminé !
  • Secouez DOUCEMENT la motte (ce n’est toujours pas le moment de passer ses nerfs sur la plante) pour faire tomber les restes de vieux substrats. Examinez les racines, supprimer celles qui sont molles, sèches ou malades.
  • Préparez le substrat : 1/3 de terreau universel, 1/3 de sable grossier, 1/3 de terre de jardin.
  • Tapissez le fond du pot d’un bon drainage (graviers…) pour faciliter l’évacuation de l’eau, éviter qu’elle stagne et que les racines pourrissent. Disposez par-dessus le drainage le nouveau mélange en formant une petite butte sur laquelle vous déposerez le cactus.
  • Étalez les racines sur le monticule (si vous avez pu enlever assez de l’ancien substrat), versez de la terre tout autour de la plante en prenant bien soin de laisser le collet dégagé. Tassez modérément. Couvrir le substrat d’une couche de sable, ou d’un substrat minéral pour faire plus joli et plus propre.
  • Après ce rempotage et l’épilation de vos doigts, il est important de ne pas arroser votre cactus pendant les deux semaines suivantes. Une manière de se venger ? Peut-être ! C’est aussi pour permettre aux racines coupées de cicatriser et à la plante de se remettre de ses émotions.

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J’espère que vous savez maintenant tout des cactus (ou presque), je vous fais une interrogation surprise dans deux semaines !

3 commentaires sur “Les cactus

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  1. Sympas, tes jeux de mots dans les titres de tes articles ! Thème très intéressant car on a souvent tendance à laisser moisir les cactus dans leur coin.
    Juste une question : as-tu quelque chose contre mamie ? ;D

    Aimé par 1 personne

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