Petits travaux d’octobre au balcon

Ça y est, les temps gris sont revenus et vous avez tout à coup une urgence qui monte en vous : finir de repiquer vos jeunes plants de chicorées, d’épinards, de navets, de mâches et de chou mizuna pour affronter le rude hiver qui s’annonce.

Oui, rude. Faites-moi confiance, je ne noircis pas le tableau : je viens d’une lignée où en été on se dit que c’est déjà l’hiver (mamie ?!) et que lorsque les jours s’assombrissent, on sait qu’on ne verra pas de sitôt le bout du tunnel…

Mais j’ai une parade imparable contre la déprime hivernale : faire pousser des légumes en hiver !

Faire place nette

Rappelez-vous j’avais fait mes semis à la fin du mois d’août pour qu’ils aient le temps de se développer un maximum avant les grands froids. Seulement, des petits plants dans leurs petits pots, ce n’est pas compliqué de leur trouver une place sur le balcon, n’est-ce pas ? Mais quand ils arrivent à l’âge d’être transplantés et qu’il y a encore des plantes d’été qui donnent, on fait comment pour les mettre dans un plus gros contenant ?

  • On fait de la place ! Dans une cagette, mes deux plants de tomates ne donnaient plus rien, je les ai donc enlevés.
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Les deux pieds de tomates qui vont être enlevés.
  • On enlève l’oya pour ne pas l’abîmer.

Tapis des racines d’un des plants de tomates qui, décidément, a trouvé l’oya bien utile !

  • D’abord on coupe les plants à la base, puis on arrache le bout de la plante et toutes ses racines
  • Puis coupez le reste de la plante en tronçons pas trop grands pour pouvoir les mettre au compost ou dans un sac pour les déchets verts de votre ville.

On y voit plus clair non ?

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Quand les jeunes plants changent de contenant

Ça y est  le grand moment est arrivé, vous avez fait place nette, il est maintenant temps de repiquer vos jeunes plants. Pour plus d’informations sur l’art du repiquage, allez faire un tour sur mon article repiquer ses jeunes plants.

  • Avant d’enlever vos plantes des pots qui les ont vu naître, arrosez-les, elles se retireront plus facilement.

Quand repiquer ?

Bien sûr il ne faut pas repiquer quand ça nous arrange, trop petite la plante ne supporterait pas le changement et trop grande vous risqueriez d’abîmer les racines (mieux vaut tout de même qu’elle soit trop grande que trop petite). Il faut donc repiquer quand les plantes ont quatre vraies feuilles ! Je dis « vraies feuilles » parce que les premières feuilles de votre jeune plant, les cotylédons, ne comptent pas pour des vraies feuilles, ce sont les réserves naturelles de la graine et elles finissent par tomber quand la plante grandit.

Repiquage de mes belles chicorées Palla rossa et des navets

  • Avec leur feuillage rouge, voilà qui est très ornemental. On sépare d’abord les plants en faisant attention aux racines et puis on les plante.

Petite note, vous avez bien remarqué que les plants de chicorée n’ont pas quatre feuilles mais comme ils étaient deux (normalement il faut enlever le plus faible mais ça me fait mal au cœur) ils se faisaient trop de concurrence.

  • Le repiquage freine la croissance des jeunes plants, aussi ne l’effectuez pas quand il fait trop froid (ou mettez leur une bouteille en plastique sur la tête pour les en protéger, ça fera l’équivalent d’une mini-serre), le temps qu’ils se remettent.
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Radis noir, mizuna, chicorée, épinard et navet ont pris place dans ma jardinière. Pensez à la place qu’ils vont prendre quand ils auront grandi.

Cela promet de belles récoltes !

Mais ce n’est pas fini, en octobre il faut remuer une dernière fois le compost, pour bien l’aérer avant les grands froids. Ça fait longtemps qu’on n’est pas allés le voir, que devient-il ?

Du côté du compost

Vous vous rappelez, j’avais acheté un sac à compost (revoir dans mon article composter sur son balcon) le 9 octobre 2017 ! Alors ça donne quoi ?

Eh bien je le nourris fréquemment avec mes restes de légumes que je mélange au reste du compost et que je recouvre d’une couche de matière sèche (paille, feuilles mortes, papiers de brouillons… ) en attendant le prochain arrivage. L’important c’est de vraiment mélanger à chaque apport mais c’est vrai que ce n’est pas très pratique avec ce sac. On se retrouve vite le bras là-dedans jusqu’à l’épaule comme dans le cul d’une vache. Bref, j’ai remédié à ce problème en utilisant un tuteur pour tomates afin de remuer mon compost sans avoir l’impression de faire des études vétérinaires ! J’ai donc retourné mon sac de compost pour voir si ça avait composté depuis un an et tadam.

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Un beau compost, l’or noir du jardinier « Oh Henry, Henry, nous sommes riches ?… mais pourquoi me mettez-vous de la terre sur la table, mon ami ?! ». J’ai pu en mettre un peu autour de mes jeunes cultures et je l’ai ensuite incorporé à la terre. Attention, c’est très riche, n’en mettez pas trop !

 

Fin de l’été

C’est officiel, c’était la fin de mes récoltes de tomates cerises !

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C’est sur cette note ensoleillée que je vous laisse vous occuper de votre petit coin de verdure !

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