Le chlorophytum comosum : culture et entretien

Plante phare de nos intérieurs, j’ai nommé : le chlorophytum ! D’ailleurs chlorophytum veut littéralement dire « plante verte », c’est donc elle qui orne vos intérieurs depuis des générations (allez donc voir chez mamie !). Je dis « plante phare » non parce qu’elle brille dans le noir mais bien parce qu’on en trouve partout : dans les jardineries bien sûr mais aussi dans les supermarchés, estampillée « plante dépolluante ». Alors vous succombez, trouvez que votre maison est polluée par les émanations de peinture fraîchement posée ou par la grotte dans laquelle s’enferme votre ado. Vous avez bien raison ! Je ne suis pas certaine des supers pouvoirs dépolluants de cette plante mais sachez tout de même qu’avoir une plante chez soi, c’est apaisant et ça nous apporte de l’oxygène.

Vous pourrez bien sûr me dire que cette plante est tout particulièrement moche, qu’elle tire la gueule ou que sais-je encore! D’ailleurs on l’appelle aussi « plante araignée », pas étonnant que les avis la concernant soient tranchés. J’aime bien son aspect ébouriffé : elle est d’ailleurs aussi nommée « chlorophytum chevelu ».

En bref :

Cette plante est très rustique, c’est-à-dire qu’elle résiste très bien à quelques oublis d’arrosage, de rempotage… Nul besoin d’avoir la main verte : si vous voulez vous lancer dans le jardinage c’est avec cette plante que vous pouvez commencer ! Elle s’adapte à toutes les conditions, certains diront même qu’elle est increvable ! Sa rusticité s’expliquerait par son origine, elle vient d’Afrique du sud, elle aime donc les climats tropicaux, chauds et humides où les pluies sont rares mais abondantes. Elle supporte donc très bien une absence d’eau pendant quelques temps qu’elle stocke dans ses racines tubéreuses.

Elle se multiplie facilement : sur de longs stolons apparaissent de petites fleurs blanches délicates et de jeunes plantules qui n’attendent que de rencontrer un substrat adéquat pour s’enraciner. Chez vous, attendez 6 à 8 semaines pour séparer les petits de leur mère.

Emplacement :

  • À placer près d’une fenêtre ensoleillée mais pas de soleil direct : imaginez-la dans la forêt tropicale, son milieu naturel, où la lumière est filtrée par les frondaisons.
  • La salle de bain peut être un bon emplacement car elle aime les atmosphères humides, ne la mettez donc pas à proximité d’un radiateur !

Bien dans son pot :

  • Moitié terreau, moitié terre de jardin et en option 1 ou 2 centimètres de graviers pour que l’eau ne stagne pas à l’intérieur du pot. Si vous êtes un urbain et que vous n’avez pas la possibilité d’acquérir des seaux de gravier, du terreau suffira.
  • Rempotage tous les trois ou quatre ans. Le rempotage consiste à vider l’ancien substrat et à remettre la plante dans un pot un peu plus grand avec un nouveau substrat. Pourquoi rempoter ? L’ancien substrat n’a plus de propriété nutritive, il a été épuisé par la plante et donc elle n’a plus rien à manger, c’est la raison pour laquelle il faut lui remettre un nouveau terreau. Si vous remettez la plante dans son pot d’origine ce n’est pas grave mais sachez que plus elle est grande, plus elle prend de place dans le pot et moins vous pourrez lui mettre du terreau. Dans ce cas-là, je vous conseille de diviser la plante et de mettre chaque partie divisée dans des pots différents ou de ne garder qu’une partie et de donner les autres.

Entretien :

  • Elle supporte mieux la sécheresse qu’un excès d’eau ;
  • D’une manière générale, arrosez régulièrement mais sans excès ;
  • Au printemps et en été, arrosez une fois par semaine de façon à ce que le terreau soit toujours humide ;
  • Pendant cette période de croissance, au printemps et en été, apportez de l’engrais liquide toutes les deux semaines. Je ne l’ai encore jamais fait et elles se portent plutôt bien, il faut dire que je n’aime pas utiliser ces engrais chimiques, je préfère de loin pailler avec des feuilles de thés ou pratiquer le surfaçage (activité qui consiste à ôter 4 ou 5 centimètres de terreau sur le dessus du pot et à le remplacer par du substrat fraîchement acheté au Truffaut du coin. Ainsi, les arrosages amèneront progressivement les nouvelles substances nutritives vers les racines de la plante) ;
  • En automne et en hiver, espacez les arrosages : attendez que le sol soit sec en surface avant d’arroser à nouveau. Les arrosages sont réduits parce que les températures extérieures sont plus basses : même si elles vivent à l’intérieur, nos plantes vertes ont un cycle qui respecte les saisons. Il faut donc observer une période d’hivernage qui permettra à la plante de repartir de plus belle quand les beaux jours reviendront.

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COMMENT SAUVER UN CHLOROPHYTUM

Les principaux maux :

Elle ne craint ni le vent, ni la grêle, ni les sauterelles ! Mais que craint-elle alors ?

  • Ce sont plutôt des problèmes d’ordre esthétique ou inesthétique plutôt : le bout des feuilles s’assèche et jaunit ? C’est dû à un manque d’humidité ! Arrosez davantage voire même pulvérisez le feuillage avec de l’eau non calcaire, elle va se croire dans son éden tropical et vous fera de nouveau de belles feuilles. En attendant, il ne vous reste plus qu’à couper le bout jauni. Pour garder l’esthétique de la feuille, taillez en biseau.
  • Si les feuilles ont tendance à perdre de leur éclat, je vous suggère de mettre la plante à côté d’une fenêtre, leur bronzage vert n’étant plus au top (la vitamine D pour les plantes on en parle ou pas ?).

Ne pas oublier : il est important à la belle saison de sortir ses plantes d’intérieur afin de renforcer la couleur verte de leur feuillage, la brise légère et la pluie nettoieront son feuillage de la poussière accumulée.

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Votre chlorophytum se porte-t-il bien ? Rencontrez-vous d’autres problèmes liés à la culture de cette plante ? Vous pouvez poser vos questions dans les commentaires !

5 commentaires sur “Le chlorophytum comosum : culture et entretien

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  1. Oui, la salle de bain, c’est un terrain fort à propos pour faire une mini serre. Vous avez une baignoire ? Encore mieux ! Ne l’utilisez plus et placez vos jolies plantes dedans :p :p

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  2. Ce n’était pas cette plante, qu’une de tes tantes avait ?
    Bien vue, l’idée de faire sortir sa plante à la belle saison pour qu’elle se dépoussière. (Et là, pas besoin de la tenir en laisse ! ;p) J’avoue que je laisse toujours ma plante d’intérieur.. à l’intérieur justement.

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